Portfolio D’un naturel rêveur

Les cadrages, la construction des lignes directrices et la composition des couleurs sont choisis pour laisser place à l’imaginaire. Comme la nature autour de moi a toujours été généreuse, je cherche à produire des œuvres calmes et très souvent silencieuses.

Sorties des tumultes quotidiens, mes photographies se rapprochent du sentiment de sérénité, d’un état de méditation. J’attache une importance au présent, un présent universel.

Drôme Provençale

Une rivière coule entre des arbres, contraste entre la fraicheur de l'eau et la chaleur lumineuse des feuillages.
La Paillette, Drôme Provençale.
paysage, un petit arbre atire l'œil vers un horizon lointain bleuté, un grand ciel bleu.
Rousset-les-Vignes, Drôme provençale.
Paysage constitué de plusieurs bandes de couleur, en bas les lavandes en fleurs, ensuite différentes teintes de verts et enfin le ciel bleu pâle.
Montbrison, Drôme provençale

Cette série de photographies s’intéresse au paysage de terre, structuré par la main de l’homme,
paysage façonné par les cultures de vignes, de céréales, de plantes aromatiques.
Le trésor de cette agriculture de maraicher se trouve sur ces parcelles bordées de sources, et de petit bois de fruitiers, de muriers, et de chênes truffiers. II y a ici une idée de nature nourricière, terre semée et travaillée.

Dans son aspect pictural, « d’un naturel rêveur » est une série mettant en scène la température des paysages cadrage vertical, fondu , lumières rasantes et captation des couleurs à la manière d’une peinture.

Une grande variété de vert constitue l'ensemble de cette photographie, différents feuillages, differents arbres : peupliers, chênes trufiers, forêt
Montjoux, Drôme provençale
Quelques arbres au premier plan ensuite un champ de lavande dessine l'ondulation du paysage.
Bouvière, Drôme provençale
Pont de Barret, Drôme provençale
Un champ de céréales au premier plan, quelques haies entraine notre regard vers le lointain.
Visan, un matin de juin
  • Une grande variété de vert constitue l'ensemble de cette photographie, différents feuillages, differents arbres : peupliers, chênes trufiers, forêt
  • Une rivière coule entre des arbres, contraste entre la fraicheur de l'eau et la chaleur lumineuse des feuillages.
  • Un champ de céréales au premier plan, quelques haies entraine notre regard vers le lointain.
  • Quelques arbres au premier plan ensuite un champ de lavande dessine l'ondulation du paysage.
  • Paysage constitué de plusieurs bandes de couleur, en bas les lavandes en fleurs, ensuite différentes teintes de verts et enfin le ciel bleu pâle.
  • paysage, un petit arbre atire l'œil vers un horizon lointain bleuté, un grand ciel bleu.

« D’un naturel rêveur »

Cette série est certainement la plus tournée vers mon enfance, vers ces longues heures que je passais à garder les chèvres. C’est un drôle de métier « pâtre » : il m’a certainement donné ce goût pour l’observation et le plaisir d’un esprit rêveur attaché à son piquet.

Le printemps est un moment très heureux : les bêtes ont largement de quoi manger et ne courant pas la campagne comme en été, le soleil est doux, l’herbe grasse et haute fait un lit délicieux, le ciel d’un bleu profond fait voler les gros nuages blancs, les cabris gambades et vous monte dessus, joueurs.

Tout cela à disparu, mais j’en ai gardé des traces dans l’immense plaisir que me procurent ces teintes de verts que sont les herbes, les feuilles naissantes, puis toutes ces différentes textures entre les feuillus et les sombres mais très odorant sapins.

J’ai cherché dans cette série à partager ce plaisir que j’ai à regarder autour de moi. Elle s’étire jusqu’à l’été, jusqu’à la chaleur intense, jusqu’à la lavande qui est aussi dure à photographier que la ville tellement on a vu de clichés ratés.

Lorsqu’on fait une série on part d’une idée : faire des photographie de paysage au format portrait; le vert; le ciel; une rivière… On travaille, on cherche; on trouve, on ne trouve plus, on travaille, on cherche, on trouve et puis un jour, comme on finirait un livre, on fait la dernière photo de la série. Étonnement je m’en souviens très précisément : je l’ai prise à Rousset-les-Vignes, pas très loin de chez nous, j’avais tourné toute l’après-midi à faire des photos peu convaincantes et je suis venu à cet endroit car sans l’avoir vraiment étudié, j’aimais cet endroit : un petit vallon en contre-bas de Rousset, je gare la moto, une vielle Pan-Européan, et je trouve résumé sous mes yeux ma volonté de vivre : tout au long de mon travail, de mes recherches pour cette série, je m’étais accroché aux arbres, souvent seuls dans le paysage, peu de groupe, je ressentais une ressemblance entre un arbre et un humain, dans sa façon de s’adapter à son environnement : lequel sera grand et fort dans une terre grasse et celui-ci luttant, fracturant les roches par sa détermination à vivre là où personne ne l’attend.

Ce jour à Rousset, je trouve mon moi-arbre, sa frondaison aussi vive qu’un tourbillon, surplombé par des roches docilement rangées par strates, de l’autre côté un groupe de roseaux grégaires, quelque rangées de vigne en premier plan. Au loin on découvre un magnifique dégradé de montagnes bleues qui nous propulsent dans l’immensité bleue du ciel de fin d’après-midi.

Après cette photo, j’avais dit ce que j’avais à dire et j’en étais heureux.

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